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Dernières nouvelles :
Lecture à plusieurs : Séance du11 juin annulée !
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Une fois informée de la publication de l'avant -projet de décret sur le titre de psychothérapeute, en date du 10 janvier 2006, et après avoir lu celui-ci, l'association AGALMA s'est réunie les 06 et 08 février pour élaborer un mode d'action visant à manifester son refus quant à ce texte, à le diffuser et à en informer le plus grand nombre, pour une mobilisation rapide. BILAN: -Rencontre avec Roland Gori le 08/02 à La Timone, brève présentation de notre association. -Contact téléphonique avec Françoise Caron les 08/02 et 09/02, et rencontre dans les locaux de l'université, UFR de psychologie, le 09 au soir. Elle nous a apporté les documents pour que nous puissions adhérer individuemment au Syndicat National des Psychologues, a fait don à l'association des deux derniers numéros de la revue du syndicat, et nous a informé du fait que la date limite pour faire parvenir les communiqués en réaction à l'avant projet de décret, au ministère de la santé, était le 10 février au soir. -Rédaction d'un mail adressé aux professeurs du labo de psychopathologie clinique et psychanalyse d'Aix-Marseille, présentant l'association AGALMA et listant ses actions dans la mobilisation contre l'avant projet de decret. -Rédaction d'une motion signée par AGALMA envoyée en accusé/réception à MR le Ministre de la santé, le 10/02 au matin. -Rédaction d'une pétition mise en ligne sur le blog d'AGALMA le 10/02. AGALMA propose de recueillir jusqu'au 20 février le plus grand nombre de signatures sur cette pétition, celle ci pouvant être envoyée individuellement au ministère ou imprimée et remise signée à AGALMA (6 cours Joseph Thierry ,13001 MARSEILLE) qui les enverra.
-Réunion du 17/03/06
mise à jour du blog, mobilisation autour de la pétition unitaire, diffusion de la pétition auprès des professionnels (collèges de psychologues)
L'inscription est enregistrée sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle. Elle est tenue à jour, mise à la disposition du public et publiée régulièrement. Cette liste mentionne les formations suivies par le professionnel. En cas de transfert de la résidence professionnelle dans un autre département, une nouvelle inscription est obligatoire. La même obligation s'impose aux personnes qui, après deux ans d'interruption, veulent à nouveau faire usage du titre de psychothérapeute.
L'inscription sur la liste visée à l'alinéa précédent est de droit pour les titulaires d'un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations.
Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent article et les conditions de formation théoriques et pratiques en psychopathologie clinique que doivent remplir les personnes visées aux deuxième et troisième alinéas.
10 janvier 2005
Ministre de la Santé
Et des Solidarités,
Ministère de l'Education Nationale,
De l'Enseignement Supérieur et
de la Recherche
Version 1 de l'Avant-projet de décret n° xxxx
relatif à l'usage du titre de psychothérapeute
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de la Santé et des Solidarités et du ministre de l'Education
nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
Vu le code de la santé publique, notamment les articles L.4111-1 et suivants ;
Vu la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 modifiée portant diverses dispositions d'ordre social, notamment son article 44;
Vu la loi n°2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, notamment son article 52 relatif à l'usage du titre de psychothérapeute ;
Vu le code de l'Education notamment ses articles L.331-1, L.613-3 et suivants (articles 28 et 29 de la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 et article 137 de la loi n°2002-73 du 17 janvier 2002);
Vu la loi n °84-52 du 26 janvier 1984 modifiée sur renseignement supérieur ;
Vu le décret n°90-255 du 22 mars 1990 fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue modifié ;
Vu l'avis du Conseil national de renseignement supérieur et de la recherche en date du
XXXX;
Le Conseil d'Etat (section sociale) entendu,
DECRETE :
« Article 1 - L'usage du titre de psychothérapeute nécessite une démarche volontaire de la part de professionnels pratiquant les psychothérapies.
10 janvier 2005
Section I : Le registre national de psychothérapeutes
« Article 2 - L'inscription sur la liste départementale prévue au deuxième alinéa de l'article 52 est subordonnée à la fourniture des pièces justificatives suivantes :
I - Pour les professionnels visées au troisième alinéa de l'article 52:
- l'attestation de la certification de la formation en psychopathologie clinique prévue par l'article 7 ;
- l'attestation de l'obtention du diplôme de docteur en médecine ou de l'un des diplômes visés au décret n°90-255 du 22 mars 1990 modifié ou de l'inscription à un annuaire d'associations de psychanalystes ;
II - Pour les autres professionnels :
l'attestation de la certification de la formation en psychopathologie clinique prévue par l'article 7 ;
le cas échéant, l'attestation de l'obtention d'un diplôme relatif à une profession
réglementée dans le champ sanitaire et social ;
une déclaration sur l'honneur faisant état des autres formations suivies dans le domaine de la pratique de psychothérapie, parmi les quatre approches suivantes : analytique, systémique, cognitivo-comportementaliste, intégrative.
La déclaration sur l'honneur mentionne notamment l'intitulé et la date d'obtention du
diplôme, la durée de la formation, le nom et les coordonnées de l'organisme de formation public ou privé qui a délivré le diplôme.
Une déclaration sur l'honneur type est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. »
« Article 3 - L'inscription sur la liste départementale est gratuite. Elle doit s'effectuer avant l'installation du professionnel, auprès des services du Préfet du département de sa résidence professionnelle principale.
Dans le cas où le professionnel exerce dans plusieurs sites en tant que psychothérapeute, il est tenu de le déclarer et de mentionner les différentes adresses des lieux d'exercice.
En cas de changement de situation professionnelle, le professionnel en informe les services du Préfet du département.
Le transfert dans un autre département ou l'interruption de l'activité professionnelle pendant deux ans, en tant que psychothérapeute, donne lieu à une nouvelle inscription, auprès du service de l'Etat compétent de la résidence professionnelle principale ».
« Article 4 - L'inscription au registre national de psychothérapeute peut être demandée sur place, par voie postale, par télécopie ou par courrier électronique ».
Pour user de ce titre, le professionnel doit s'inscrire sur une liste départementale.
L'ensemble des listes départementales constituent le registre national des psychothérapeutes prévu à l'article 52 de la loi du 9 août 2004 susvisée.
10 janvier 2005
« Article 5 - L'inscription est effective après vérification des pièces justificatives.
« Article 6 - La liste départementale comprend l'identité, les lieux d'exercice du
professionnel, la date d'obtention du diplôme en psychopathologie clinique ainsi que les autres pièces justificatives prévues à l'article 2 du présent décret.
Cette liste est tenue gratuitement à la disposition du public qui peut la consulter sur place ou en obtenir des copies.
Chaque année, un extrait de la liste départementale mentionnant le nom des professionnels usant du titre de psychothérapeutes et leur formation en psychopathologie visée à l'article 7 est publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture ».
Section II : La formation minimale commune théorique et pratique
en psychopathologie clinique pour user du titre de psychothérapeute
« Article 7 - En application du dernier alinéa de l'article 52, les professionnels souhaitant user du titre de psychothérapeute doivent avoir validé une formation théorique et pratique en psychopathologie clinique conforme au cahier des charges fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et de renseignement supérieur et de la recherche. »
«Article 8 - Le cahier des charges susvisé définit les modalités de la formation en
psychopathologie clinique, laquelle est d'un niveau master. Il vise à permettre au
professionnel souhaitant user du titre de psychothérapeute d'acquérir :
- une connaissance du fonctionnement psychique ;
-une capacité de discrimination de base des situations pathologiques en santé mentale ;
- une connaissance de la diversité des théories se rapportant à la psychopathologie ;
-une connaissance des 4 principales approches de psychothérapie validées scientifiquement (analytique, systémique, cognitivo-comportementaliste, intégrative).
Ce cahier des charges détermine pour chacune des catégories de professionnels visés aux alinéas 2 et 3 de l'article 52 de la loi du 9 août 2004 le poids et les lieux des stages ainsi que les pré-requis et conditions d'accès à la formation.
En outre, il définit les modalités de la formation prévues au paragraphe 1 de l'article 10 ainsi que celles des validations prévues au paragraphe II de l'article 10.
« Article 9 - La liste des diplômes de formation en psychopathologie clinique répondant au cahier des charges prévu à l'article 8 est fixée par décret.»
10 janvier 2005
Section III : Dispositions transitoires
«Article 10 - Pour s'inscrire sur la liste départementale, les professionnels justifiant d'au moins cinq années d'expérience professionnelle en qualité de psychothérapeute à temps plein ou en équivalent temps plein à la date d'entrée en vigueur de la loi du 9 août 2004 et n'attestant pas de la formation prévue à l'article 7 du présent décret doivent :
1 - Pour les professionnels visés au troisième alinéa de l'article 52 de la loi précitée, justifier d'une formation complémentaire adaptée, dans le cadre de la formation continue, effectuée avant le 1er janvier 2009.
A leur demande, ils sont inscrits à titre temporaire sur la liste départementale.
A défaut d'avoir suivi la formation complémentaire adaptée avant le 1er janvier 2009,
l'attestation de diplôme en psychopathologie clinique mentionnée au paragraphe 1 de l'article 2 du présent décret est obligatoire pour l'inscription.
II - Pour les professionnels visées au second alinéa de l'article 52, répondre aux conditions de validation des études, expériences professionnelles ou acquis personnels en vue de l'accès à la formation en psychopathologie définie par le présent décret avant le 1er janvier 2009.
A défaut, l'attestation de diplôme en psychopathologie clinique mentionnée au paragraphe II de l'article 2 du présent décret est obligatoire pour l'inscription.
Les conditions de mise en oeuvre du présent article sont fixées par arrêté. »
« Article 11 - Le ministre de la Santé et des Solidarités et le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent décret qui sera publié au Journal officiel de la République française. »
Fait à Paris, le
Par le Premier ministre
Le ministre de la Santé et des Solidarités
Le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
Session 2005/2006
AGaLMA
Association loi 1901 de psychologues cliniciens d’orientation psychanalytique
propose
des séances de travail théorique autour du séminaire VIII, le transfert (J. Lacan)
Calendrier
Lundi 23 janvier : chapitre 3
Lundi 20 février : chapitre 4
Lundi 20 mars : chapitre 5
Lundi 24 avril : chapitre 6
Lundi 29 mai : chapitre 7
18h/20h
Laboratoire de psychopathologie clinique et psychanalyse
Université de Provence St Charles
Bat. 7, 2ème étage
Renseignements :
Valérie Thyrion : 04 91 05 03 48
Asso.agalma@hotmail.fr
Conférence de Delion à Aix-en-provence le 13 janvier
je vous livre mes notes sans faire l'effort de refaire des phrases... désolée pour la mise en page anarchique, c'est de la faute au blog qui en fait qu'à sa tête...
rapidement, en intro, il a abordé les problèmes "politiques" actuels : rapport de l'inserm et cie.
il a insisté sur la distinction qu'on doit faire entre la prévention, qui est un axe important du travail sur la petite enfance, et la prédiction. il a pointé le rôle central des CAMSP, comme étant le lieu qui accueille les très jeunes enfants "à risque" auprès de qui on peut engager un travail tant qu'il est encore temps.
il s'est montré très favorable à une prise en charge globale de l'enfant à risque autistique; et surtout à un bilan quasi-systématique qui prendrait en compte tous les facteurs en jeu : psy, génétique, neuro, etc... il souligne d'ailleurs qu'on obtient une meilleure acceptation et participation de la famille aux soins psychothérapiques lorsqu'elle est certaine que l'ensemble des pistes a été exploré.
il appuie son argumentation en faveur d'un véritable partenariat entre les psychanalystes et les neuroscientifiques en mettant en correlation par exemple le reflexe neuro normal du "grasping" et "l'identification adhésive" dans l'autisme. on doit selon lui penser le travail psychique comme un accompagnement du travail corporel (et vice versa)
la prise en charge de l'enfant autiste doit s'articuler autour de trois pôles : psychothérapique, éducatif (importance de la participation des parents) et pédagogique
en ce qui concerne le travail avec les parents, il s'agit de prendre en compte leur souffrance pour mieux soigner l'enfant. on doit faire revenir chez eux l'idée d'un avenir possible pour l'enfant, réchauffer la "vivance émotionnelle" (travail qu'on doit aussi faire dans les équipes soignantes quand elles s'essoufflent ! mais ça c moi qui le rajoute)
du côté de la thérapie : les trois étapes
1 - récupération des enveloppes corporelles
(voir son excellent livre "corps psychose et institution" qui ouvre beaucoup de portes quand on sait plus qu'on faire)
il nous rappelle les concepts de Meltzer : le démantèlement et le mantèlement. dans le démantèlement, l'enfant autiste n'a pas de représentation interne de son corps, on peut par exemple l'observer par son tonus
dans le mantèlement, on a une organisation de la représentation psychique de l'objet qui s'appuie sur l'assemblage des différentes sensations entre elles. un des moments privilégiés pour que ce processus se mette en place est l'allaitement : le nourrisson assemble l'odeur, la chaleur, le contact tactile.... et c'est cet assemblage qui va organiser la représentation du sein.
Delion se réfère à un artice de G. HAAG dans "psychiatrie de l'enfant", n°2, qui propose une grille de repérage du développement de l'image du corps chez l'enfant autiste "traité", au fur et à mesure de sa prise en charge.
il nous propose de penser le symptome comme (là c moi qui fait le rapprochement) une tentative de guérison, ou en tout cas comme quelque chose qui permet au gosse de pas tomber dans le rien.
ex : l'automutilation : pour l'enfant il vaut mieux avoir mal, que ne rien avoir du tout (cf la crainte de l'effondrement de Winicott)
si on reprend le concept de seconde peau musculaire d'esther bick, on peut considérer l'hypertonie comme ce qui permet à l'enfant de faire tenir ses morceaux ensemble : un corps qui bouge est une menace d'éclatement. on retrouve également cette menace dans le "moi-tuyau" où l'énergie corporelle fuit par les extrémités et les orifices.
si on reprend la notion de carapace (cf bettelheim) ; on peut dire que la thérapie va consister dans un premier temps à remplacer la carapace que l'enfant a élaboré, par une autre (moi-peau, etc) qui constituera une nouvelle enveloppe contenante.
une fois l'enveloppe acquise, l'enfant peut avoir accès à la troisième dimension de son corps, qui a à présent un intérieur et un extérieur. il passe de l'identification adhésive à l'identitification projective (cf madame mélanie)
2 - travail sur les clivages du corps
l'image du corps est clivée d'abord dans le sens vertical : c'est le clivage du buste, qui se retrouve dans la pathologie autistique dans les hémiplégies autistiques. chez le bébé, on l'observe lorsque celui-ci fait passer les objets d'une main à l'autre via la bouche : la bouche (et donc l'oralité en général) permet de faire la jonction entre les deux moitiés du corps lorsque ce clivage tombe, le buste n'est plus 2 demi-bustes collés reliés par la bouche mais un buste entier.
le deuxième clivage est horizontal et sépare le haut et le bas du corps. (à rapprocher de la paraplégie autistique) il est lié à l'exploration par le bébé de son environnement. ses jambes, différenciées des bras, ont le pouvoir de l'approcher ou de l'éloigner de l'objet. concernant cette exploration, on distingue dans les précurseurs du langage le pointage proto-impératif (je montre l'objet pour l'obtenir) et le pointage proto-déclaratif (je montre un objet pour en partager la découverte avec quelqu'un). on note que l'enfant autiste ne passe pas à ce deuxième pointage.
la maitrise de la force musculaire, liée à la castration anale (dolto), permet donc au petit qui commence à se déplacer de découvrir que le bas du corps a une fonction dans son développement "social". il intègre alors le bas du corps dans la représentation interne qu'il a de son corps. dans l'autisme on va retrouver les troubles sphinctériens, l'hypertonie de la marche, ...
3 - troisième étape : travail sur le processus d'individuation-séparation en séances individuelles
les trois étapes de la thérapies doivent s'articuler à la fois d'une manière diachronique et d'une manière synchronique (comme les stades du développement libidinal) la prise en charge de l'enfant peut alors comprendre des éléments qui correspondent aux trois étapes simultanément. Delion nous donne l'exemple un peu idéal de son institution : 1 - récupération des enveloppes corporelles : inventer pour chaque enfant un dispositif qui peut l'interesser : atelier patisserie packing (pour les enfants qui se mutilent notamment)
2 - travail sur les clivages du corps : pateaugoire thérapeutique cheval atelier conte (qui prend en compte les capacités de langage de l'enfant, même s'il n'est pas articulé dans une parole)
3 - travail d'individuation-séparation en séances individuelles thérapie individuelle dont le cadre est adapté bien sûr...
voilà, après la conférence, la discussion a été assez pitoyable, reflétant bien le malaise général des équipes soignantes en proie à la lassitude, et à l'effet mortifère de ce genre d'institutions... pour info, j'ai le petit guide qu'il a dirigé "les bébés à risque autistique" qui est une bonne introduction à ce thème...