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Dernières nouvelles :
Lecture à plusieurs : Séance du11 juin annulée !
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Pour introduire mes propositions, il y a déjà mon acte de fondation et le préambule de l'annuaire. L'autonomie de l'initiative du psychanalyste y est posée en un principe qui ne saurait souffrir chez nous de retour.
L'Ecole peut témoigner que le psychanalyste en cette initiative apporte une garantie de formation suffisante.
Elle peut aussi constituer le milieu d'expérience et de critique qui établisse voire soutienne les conditions des garanties les meilleures.
Elle le peut et donc elle le doit, puisqu'Ecole, elle ne l'est pas seulement au sens où elle distribue un enseignement, mais où elle instaure entre ses membres une communauté d'expérience, dont le cœur est donné par l'expérience des praticiens.
A vrai dire, son enseignement même n'a de fin que d'apporter à cette expérience la correction, à cette communauté la discipline d'où se promeut la question théorique par exemple, de situer la psychanalyse au regard de la science.
Le noyau d'urgence de cette responsabilité n'a pu faire que de s'inscrire déjà à l'annuaire.
Garantie de formation suffisante : c'est l'A.M.E. - l'analyste membre de l'Ecole.
Aux A.E., dits analystes de l'Ecole, reviendrait le devoir de l'institution interne soumettant à une critique permanente l'autorisation des meilleurs.
Nous devons ici insérer l'Ecole dans ce qui, pour elle, est le cas. Expression qui désigne une position de fait à retenir d'événements relégués dans cette considération.
l'Ecole, de son rassemblement inaugural ne peut omettre qu'il s'est constitué d'un choix pour ses membres délibéré, celui d'être exclu de l'Association psychanalytique internationale.
Chacun sait en effet que c'est sur un vote, lequel n'avait d'autre enjeu que de permettre ou d'interdire la présence de mon enseignement, qu'a été suspendue leur admission à l'I.P.A., sans autre considération tirée de la formation reçue, et spécialement sans objection de ce qu'elle fût reçue de moi. Un vote, un vote politique, suffisait pour être admis à l'Association psychanalytique internationale, comme l'ont montré ses suites.
Il en résulte que ceux qui se sont regroupés dans ma fondation, ne témoignent par là de rien d'autre que du prix qu'ils attachent à un enseignement - qui est le mien, qui est de fait sans rival - pour soutenir leur expérience. Cet attachement est de pensée pratique, disons-le, et non pas d'énoncés conformistes : c'est pour l'air, nous irons jusqu'à cette métaphore, que notre enseignement apporte au travail, qu'on a préféré être exclu que de le voir disparaître et même que de s'en séparer. Ceci se conclut aisément de ce que nous ne disposons jusqu'à présent d'aucun autre avantage dont nous puissions balancer la chance ainsi déclinée.
Avant d'être un problème à proposer à quelques cavillations analytiques, ma position de chef d'Ecole est un résultat d'une relation entre analystes, qui depuis dix-sept ans s'impose à nous comme un scandale.
Je souligne que je n'ai rien fait en produisant l'enseignement qui m'était confié dans un groupe, ni pour en tirer la lumière à moi, notamment par aucun appel au public, ni même pour trop souligner les arêtes qui auraient pu contrarier la rentrée dans la communauté, laquelle restait pendant ces années le seul souci véritable de ceux à qui m'avait réuni une précédente infortune (soit la sanction donnée par les soins de Mademoiselle Anna Freud à une sottise de man÷uvre, commise elle-même sous la consigne que je n'en sois pas averti).
Cette réserve de ma part est notable par exemple dans le fait qu'un texte essentiel à trouver dans mes Ecrits pour donner, sous la forme inévitable de la satire, la critique dont tous les termes sont choisis, des sociétés analytiques en exercice, (Situation de la psychanalyse en 1956) - que ce texte à tenir pour préface à notre effort présent, a été retenu par moi jusqu'à l'édition qui le livre.
J'ai donc préservé dans ces épreuves, on le sait, ce que je pouvais donner. Mais j'ai préservé aussi ce qui à d'autres paraissait à obtenir.
Ces rappels ne sont là que pour situer justement l'ordre de concession éducative auquel j'ai soumis même les temps de ma doctrine.
Cette mesure, toujours tenue, laisse maintenant oublier l'obscurantisme incroyable de l'audience où j'avais à la faire valoir.
Ceci pour dire qu'ici il me faudra devancer, dans les formules à vous proposer maintenant, les suites que je suis en droit d'attendre, et notamment des personnes présentes, pour ce qu'il m'a été permis d'en émettre jusqu'alors.
Du moins a-t-on pour inférer ce qui vient ici, sous toutes les formes possibles, déjà de moi l'indication.
Nous partons de ceci que la racine de l'expérience du champ de la psychanalyse posé en son extension, seule base possible à motiver une Ecole, est à trouver dans l'expérience psychanalytique elle-même, nous voulons dire prise en intension : seule raison juste à formuler de la nécessité d'une psychanalyse introductive pour opérer dans ce champ. En quoi donc nous nous accordons de fait avec la condition partout reçue de la psychanalyse dite didactique.
Pour le reste, nous laissons en suspens ce qui a poussé Freud à cet extraordinaire joke que réalise la constitution des sociétés psychanalytiques existantes, car il n'est pas possible de dire qu'il les aurait voulues autrement.
Ce qui importe, c'est qu'elles ne peuvent se soutenir dans leur succès présent sans un appui certain dans le réel de l'expérience analytique.
Il faut donc interroger ce réel pour savoir comment il conduit à sa propre méconnaissance, voire produit sa négation systématique.
Ce feed-back déviant ne peut, comme nous venons de le poser, être détecté que dans la psychanalyse en intension. Du moins l'isolera-t-on ainsi de ce qui dans l'extension relève de ressorts de compétition sociale, par exemple, qui ne peuvent faire ici que confusion.
Qui à avoir quelque vue du transfert pourrait douter qu'il n'y a pas de référence plus contraire à l'idée de l'intersubjectivité ?
Au point que je pourrais m'étonner qu'aucun praticien ne se soit avisé de m'en faire objection hostile, voire amicale. Ce m'aurait été occasion de marquer que c'était bien pour qu'il y pense, que j'ai dû rappeler d'abord ce qu'implique de relation intersubjective l'usage de la parole.
C'est pourquoi à tout bout de champ de mes Ecrits, j'indique ma réserve sur l'emploi de la dite intersubjectivité par cette sorte d'universitaires qui ne savent se tirer de leur lot, qu'à s'accrocher à des termes qui leur semblent lévitatoires, faute de saisir leur connexion là où ils servent.
Il est vrai que ce sont les mêmes qui favorisent l'idée que la praxis analytique est faite pour ouvrir notre relation au malade à la compréhension. Complaisance ou malentendu qui fausse notre sélection au départ, où se montre qu'ils ne perdent pas tellement le nord quand il s'agit de la matérielle.
Le transfert, je le martèle depuis déjà quelque temps, ne se conçoit qu'à partir du terme du sujet supposé savoir.
A m'adresser à d'autres, je produirais d'emblée ce que ce terme implique de déchéance constituante pour le psychanalyste, à l'illustrer du cas originel. Fliess, c'est-à-dire le médicastre, le chatouilleur de nez, mais qui à cette corde prétend faire résonner les rythmes archétypiques, vingt et un jours pour le mâle, vingt-huit pour la femelle, très précisément ce savoir qu'on suppose fondé sur d'autres rets que ceux de la science qui à l'époque se spécifie d'avoir renoncé à ceux-là.
Cette mystification qui double l'antiquité du statut médical, voilà qui a suffi à creuser la place où le psychanalyste s'est logé depuis. Qu'est-ce à dire, sinon que la psychanalyse tient à celui qui doit être nommé le psychanalysant : Freud le premier en l'occasion, démontrant qu'il peut concentrer en lui le tout de l'expérience. Ce qui ne fait pas une auto-analyse pour autant.
Il est clair que le psychanalyste tel qu'il résulte de la reproduction de cette expérience, par la substitution du psychanalysant originel à sa place, se détermine différemment par rapport au sujet supposé savoir.
Ce terme exige une formalisation qui l'explique.
Et justement qui bute aussitôt sur l'intersubjectivité. Sujet supposé par qui ? dira-t-on, sinon par un autre sujet.
Et si nous supposions provisoirement qu'il n'y a pas de sujet supposable par un autre sujet ? On sait en effet que nous ne nous référons pas ici au sens vague du sujet psychologique qui est précisément ce que l'inconscient met en question.
N'est-il pas acquis que le sujet transcendantal, disons celui du cogito, est incompatible avec la position d'un autre sujet ? Déjà dans Descartes, on saisit qu'il n'en saurait être question, sinon à passer par Dieu comme garant de l'existence. Hegel remet les choses au point avec la fameuse exclusion de la coexistence des consciences. D'où part la destruction de l'autre, inaugurale de la phénoménologie de l'esprit, mais de quel autre ? On détruit le vivant qui supporte la conscience, mais la conscience, celle du sujet transcendantal, c'est impossible. D'où le huis-clos où Sartre conclut : c'est l'enfer. L'obscurantisme lui non plus ne semble pas près de mourir si vite.
Mais peut-être à poser le sujet comme ce qu'un signifiant représente pour un autre signifiant, pourrons-nous rendre la notion du sujet supposé plus maniable : le sujet est là bien supposé, très précisément sous la barre elle-même tirée sous l'algorithme de l'implication signifiante. Soit
(schéma à insérer : [S <> S'] sur S. )
Le sujet est le signifié de la pure relation signifiante.
Et le savoir, où l'accrocher ? Le savoir n'est pas moins supposé, nous venons d'en prendre l'idée - que le sujet. La nécessité de la portée de l'écriture musicale pour rendre compte du discours s'impose ici une fois de plus, pour faire saisir vivement le
(schéma à insérer : supposé / sujet … savoir)
Deux sujets ne sont pas imposés par la supposition d'un sujet, mais seulement un signifiant qui représente pour un autre quelconque, la supposition d'un savoir comme attenante à un signifié, soit un savoir pris dans sa signification.
C'est l'introduction de ce signifiant dans la relation artificielle du psychanalysant en puissance à ce qui reste à l'état d'x, à savoir le psychanalyste, qui définit comme ternaire la fonction psychanalytique.
Il s'agit d'en extraire la position ainsi définie du psychanalyste.
Car celui qui se désigne ainsi, ne saurait, sans malhonnêteté radicale se glisser dans ce signifié, même si son partenaire l'en habille (ce qui nullement le cas moyen), dans ce signifié à qui est imputé le savoir.
Car non seulement son savoir n'est pas de l'espèce de ce que Fliess élucubre, mais très précisément c'est là ce dont il ne veut rien savoir. Comme il se voit dans ce réel de l'expérience tout à l'heure invoqué là où il est dans les Sociétés, si l'ignorance ou l'analyste se tient de ce qui pourrait même commencer à s'articuler de scientifique dans ce champ, la génétique par exemple, ou l'intersexualité hormonale. Il n'y connaît rien, on le sait. Il n'a à en connaître à la rigueur qu'en manière d'alibi pour les confrères.
Les choses du reste trouvent leur place tout de suite, à se souvenir de ce qu'il y a, pour le seul sujet en question (qui est, ne l'oublions pas, le psychanalysant) à savoir.
Et ceci à introduire la distinction depuis toujours présente à l'expérience de la pensée telle que l'histoire la fournit : distinction du savoir textuel et du savoir référentiel.
Une chaîne signifiante, telle est la forme radicale du savoir dit textuel. Et ce que le sujet du transfert est supposé savoir, c'est, sans que le psychanalysant le sache encore, un texte, si l'inconscient est bien ce que nous nous savons : structuré comme un langage.
N'importe quel clerc d'autrefois, voire sophiste, colporteur de contes, ou autre talmudiste, serait tout de suite ici au fait. On aurait tort de croire pourtant que ce savoir textuel a terminé sa mission sous prétexte que nous n'admettons plus de révélation divine.
Un psychanalyste, au moins de ceux à qui nous apprenons à réfléchir, devrait pourtant reconnaître ici la raison de la prévalence d'un texte au moins, celui de Freud, dans sa cogitation.
Disons que le savoir référentiel, celui qui se rapporte au référent, dont vous savez qu'il complète le ternaire dont les deux autres termes sont signifiant et signifié, autrement dit le connote dans la dénotation, n'est bien entendu pas absent du savoir analytique, mais il concerne avant tout les effets du langage, le sujet d'abord, et ce qu'on peut désigner du terme large de structures logiques.
Sur énormément d'objets que ces structures impliquent, sur presque tous les objets qui par elles viennent à conditionner le monde humain, on ne peut dire que le psychanalyste sache grand chose.
Ca vaudrait mieux, mais c'est variable.
La question est non pas de ce qu'il sait, mais de la fonction de ce qu'il sait dans la psychanalyse.
Si nous nous en tenons à ce point nodal que nous y désignons comme intensif, soit la façon dont il a à parer à l'investiture qu'il reçoit du sujet supposé savoir, la discordance apparaît évidente de ce qui va s'en inscrire aussitôt dans notre algorithme
S (S', S"… / s . . . (S ' , S" , S"' . . Sn )
Tout ce qu'il sait n'a rien à voir avec le savoir textuel que le sujet supposé savoir lui signifie : l'inconscient qu'implique l'entreprise du psychanalysant.
Simplement le signifiant qui détermine un tel sujet a à être retenu par lui pour ce qu'il signifie : le signifié du texte qu'il ne sait pas.
Tel est ce qui commande l'étrangeté où lui paraît la recommandation de Freud, si insistante pourtant, laquelle s'articule expressément comme tout ce qu'il sait dans son abord de chaque nouveau cas.
L'analyste n'a d'autre recours que de se placer au niveau du s de la pure signification du savoir, soit du sujet qui n'est pas encore déterminable que d'un glissement qui est désir, de se faire désir de l'Autre, dans la pure forme qui s'isole comme désir de savoir.
Le signifiant de cette forme étant ce qui est articulé dans le Banquet comme l'agal ma , le problème de l'analyste est représentable (et c'est pourquoi nous lui avons fait la place que l'on sait) dans la façon dont Socrate supporte le discours d'Alcibiade, c'est-à-dire très précisément en tant qu'il vise un autre, Agathon au nom ironique précisément dans ce cas.
Nous savons qu'il n'y a pas d'agal ma que celui qui veut sa possession puisse obtenir.
L'enveloppe (quelle qu'en soit la disgrâce qui fasse le psychanalyste paraître la constituer), est une enveloppe qui sera vide, s'il l'ouvre aux séductions de l'amour ou de la haine du sujet.
Mais ce n'est pas dire que la fonction de l'a galm a du sujet supposé savoir, ne puisse être pour le psychanalyste, comme je viens d'en ébaucher les premiers pas, la façon de centrer ce qu'il en est de ce qu'il choisit de savoir.
Dans ce choix, la place du non-savoir est centrale.
Elle n'en est pas moins articulable en conduites pratiques. Celle du respect du cas par exemple, nous l'avons dit. Mais celles-ci restent parfaitement vaines hors d'une théorie ferme de ce qu'on refuse et de ce qu'on admet de tenir pour être à savoir.
Le non-savoir n'est pas de modestie, ce qui est encore se situer par rapport à soi ; il est proprement la production "en réserve" de la structure du seul savoir opportun.
Pour nous référer au réel de l'expérience, supposé décelable dans la fonction des sociétés, trouvons là forme à saisir pourquoi des êtres qui se distinguent par un néant de la pensée, reconnu de tous et accordé comme de fait dans les propos courants (c'est là l'important), sont aisément mis dans le groupe en position représentative.
C'est qu'il y a là un chapitre que je désignerai comme la confusion sur le zéro. Le vide n'est pas équivalent au rien. Le repère dans la mesure n'est pas l'élément neutre de l'opération logique. La nullité de l'incompétence n'est pas le non-marqué par la différence signifiante.
Désigner la forme du zéro est essentiel, qui, (c'est la visée de notre 8 intérieur), placée au centre de notre savoir, soit rebelle à ce que s'y substituent les semblants d'un batelage ici très singulièrement favorisé.
Car justement parce que tout un savoir exclu par la science ne peut qu'être tenu à l'écart de la psychanalyse, si l'on ne sait pas dire quelle structure logique y supplée "au centre" (terme ici approché), n'importe quoi peut y venir - (et les discours sur la bonté).
C'est dans cette ligne que se place la logique du fantasme. La logique de l'analyste est l'agal ma qui s'intègre au fantasme radical que construit le psychanalysant.
Cette ordination de l'ordre de savoir en fonction dans le procès analytique, voilà ce autour de quoi doit tourner l'admission dans l'Ecole. Elle implique toutes sortes d'appareils - dont l'âme est à trouver dans les fonctions déjà déléguées dans le Directoire - Enseignement, Direction de travaux, Publication.
Elle comporte le groupement de certains livres à publier en collection - et au-delà une bibliographie systématique. Je ne m'en tiens là qu'à des indications.
Ce propos est fait pour montrer comment se raccordent immédiatement les problèmes en extension, à ceux, centraux à l'intention.
C'est ainsi qu'il nous faut reprendre la relation du psychanalysant au psychanalyste, et comme dans les traités d'échecs passer du début à la fin de partie.
Que dans la fin de partie la clef se trouve du passage de l'une des deux fonctions à l'autre, c'est ce qui est exigé par la pratique de la psychanalyse didactique.
Rien qui là ne reste confus ou voilé. Je voudrais indiquer comment notre Ecole pourrait opérer pour dissiper cette ténèbre.
Je n'ai pas à ménager ici de transition pour ceux qui me suivent ailleurs.
Qu'est-ce qui à la fin de l'analyse vient à être donné à savoir ?
Dans son désir, le psychanalysant peut savoir ce qu'il est. Pur manque en tant que (-j ), c'est par le médium de la castration quel que soit son sexe qu'il trouve la place dans la relation dite génitale. Pur objet en tant que (a) il obture la béance essentielle qui s'ouvre dans l'acte sexuel, par des fonctions qu'on qualifiera de prégénitales.
Ce manque et cet objet, je démontre qu'ils ont même structure. Cette structure ne peut être que rapport au sujet, au sens admis par l'inconscient. C'est elle qui conditionne la division de ce sujet.
Leur participation à l'imaginaire (de ce manque et de cet objet) est ce qui permet au mirage du désir de s'établir sur le jeu aperçu du rapport de causation par où l'objet (a) divise le sujet (d ® ($ à a)).
Mais apercevez là vous-mêmes ce qu'il en est de ce que j'ai appelé le psychanalysant plus haut. Si je le dis être cette cause de sa division, c'est en tant qu'il est devenu ce signifiant qui suppose le sujet du savoir. Il n'y a que lui à ne pas savoir qu'il est l'agal ma du procès analytique (comment quand c'est Alcibiade, ne pas le reconnaître ?), ni à quel autre signifiant inconnu (et combien nul d'ordinaire) sa signification de sujet s'adresse.
Sa signification de sujet ne dépasse pas l'avènement du désir, fin apparente de la psychanalyse, mais il y reste la différence du signifiant au signifié qui va choir (sous la forme du (- j ) ou de l'objet (a) entre lui et le psychanalyste pour autant que celui-ci va se réduire au signifiant quelconque.
C'est pourquoi je dis que c'est dans ce (-j ) ou ce (a) qu'apparaît son être. L'être de l'agal ma , du sujet supposé savoir, achève le procès du psychanalysant, dans une destitution subjective.
Voilà-t-il pas ce que nous ne pourrions énoncer qu'entre nous ? N'est-ce pas là assez pour semer la panique, l'horreur, la malédiction, voire l'attentat ? En tout cas justifier les aversions préjudicielles à l'entrée dans la psychanalyse ?
Certes il y a trouble à une certaine pointe de l'analyse, mais il n'y a d'angoisse légitime (dont j'ai fait état) qu'à pénétrer - et il le faut pour la psychanalyse didactique - dans ce qu'il faut bien appeler un au-delà de la psychanalyse, dans la véritable garde où succombe présentement toute énonciation rigoureuse sur ce qui s'y passe.
Cette garde rencontre l'insouciance qui protège le plus sûrement vérité et sujets tout ensemble, et c'est pourquoi à proférer devant les seconds la première, cela ne fait, on le sait bien, ni chaud ni froid, qu'à ceux qui en sont proches. Parler de destitution subjective n'arrêtera pas l'innocent.
Il faut seulement avoir présent qu'au regard du psychanalysant, le psychanalyste, et à mesure qu'on est plus loin dans la fin de partie, est en position de reste au point que c'est bien à lui que ce qu'on appellerait d'une dénotation grammaticale qui en vaut mille, le participe passé du verbe, conviendrait plutôt en cet extrême.
Dans la destitution subjective, l'éclipse du savoir va à cette reparution dans le réel, dont quelqu'un vous entretient parfois.
Celui qui a reconstruit sa réalité de la fente de l'impubère réduit son psychanalyste au point projectif du regard.
Celui qui, enfant, s'est trouvé dans le représentant représentatif de sa propre plongée à travers le papier journal dont s'abritait le champ d'épandage des pensées paternelles, renvoie au psychanalyste l'effet de seuil où il bascule dans sa propre déjection.
La psychanalyse montre en sa fin une naïveté dont c'est une question à poser, si nous pouvons la mettre au rang de garantie dans le passage au désir d'être psychanalyste.
Il vaut donc de reprendre ici le sujet supposé savoir du côté du psychanalyste. Quoi ce dernier peut-il penser devant ce qui choit d'être du psychanalysant, quand celui-ci étant venu de ce sujet à en savoir un bout, n'a plus envie du tout d'en lever l'option ?
A quoi ressemble cette jonction où le psychanalysant semble le doubler d'un renversement logique qui se dirait à lui en attribuer l'articulation : "Qu'il sache comme étant de lui ce que je ne savais pas de l'être du savoir, et qui a maintenant pour effet que ce que je ne savais pas est de lui effacé" ?
C'est lui faire la part belle de ce savoir peut-être imminent, au plus aigu, que ce que la destitution subjective en cette chute masque la restitution où vient l'être du désir, de se rejoindre, à ne s'y nouer que d'un seul bord, à l'être du savoir.
Ainsi Thomas à la fin de sa vie : sicut palea, de son œuvre il le dit : du fumier.
De ce que le psychanalyste a laissé obtenir au psychanalysant du sujet-supposé-savoir, c'est à lui que revient d'y perdre l'agal ma .
Formule qui ne nous semble pas indigne de venir à la place de celle de la liquidation - terme combien futile ! - du transfert, dont le bénéfice principal est, malgré l'apparence, de renvoyer toujours au patient prétendu, en dernier ressort, la faute.
Dans ce détour qui le ravale, ce dont l'analyste est le gond, c'est de l'assurance que prend le désir dans le fantasme, et dont alors il s'avère que la prise n'est rien que celle d'un désêtre.
Mais n'est-ce pas là qu'est offerte au psychanalysant ce tour de plus dans le doublage qui nous permet d'y engendrer le désir du psychanalyste ?
Retenons pourtant, avant de franchir ce passage, cette alternance dont notre discours se syncope de faire ainsi l'un l'autre s'écranter. Où toucher mieux la non-intersubjectivité ? Et combien il est impossible qu'un témoignage juste soit porté par celui qui franchit cette passe, sur celui qui la constitue - entendons qu'il l'est cette passe, de ce que son moment reste son essence même, même si, après, ça lui passera.
C'est pourquoi ceux à qui ça a passé au point d'en être béats, me paraissent conjoindre l'impropre à l'impossible en ce témoignage éventuel - et ma proposition va-t-elle être que ce soit plutôt devant quelqu'un qui soit encore dans le moment originel, que s'éprouve qu'est bien advenu le désir du psychanalyste.
Qui pourrait mieux que te psychanalysant dans la passe, y authentifier la qualité d'une certaine position dépressive ? Nous n'éventons là rien. On ne peut s'en donner les airs, si on n'y est pas.
C'est le moment même de savoir si dans la destitution du sujet, le désir advient qui permette d'occuper la place du désêtre, justement de vouloir opérer à nouveau ce qu'implique de séparation (avec l'ambiguïté du se parere que nous y incluons pour y prendre ici son accent) l'a galm a .
Disons ici, sans développer, qu'un tel accès implique la barre mise sur l'Autre, que l'agal ma en est le signifiant, que c'est de l'Autre que choit le (a) comme en l'Autre s'ouvre la béante du (- j ) et que c'est pourquoi, qui peut articuler ce S(A barré) celui-là n'a nul stage à faire, ni dans les Bien-Nécessaires ni parmi les Suffisances pour être digne de la Béatitude des Grands Ineptes de la technique régnante.
Pour la raison que celui-là comme S(A barré) s'enracine dans ce qui s'oppose le plus radicalement à tout ce à quoi il faut et il suffit d'être reconnu pour être l'honorabilité par exemple.
Le passage qu'il a accompli se traduit ici autrement.
Ni il n'y faut, ni il n'y suffit qu'on le croie franchi pour qu'il le soit. C'est la vraie portée de la négation constituante de la signification d'infamie.
Connotation qu'il faudrait bien restaurer dans la psychanalyse.
Détendons-nous. Appliquons S(A barré) à A.E. Ça fait : E. Reste l'Ecole ou l'Épreuve, peut-être. Ca peut indiquer qu'un psychanalyste doit toujours pouvoir choisir entre l'analyse et les psychanalystes.
Je prétends désigner dans la seule psychanalyse en intension l'initiative possible d'un nouveau mode d'accession du psychanalyste à une garantie collective.
Ce n'est pas dire que de considérer la psychanalyse en extension - soit les intérêts, la recherche, l'idéologie qu'elle cumule, ne soit pas nécessaire à la critique des sociétés telles qu'elles supportent cette garantie hors de chez nous, à l'orientation à donner à une Ecole nouvelle.
Je ne pare aujourd'hui qu'à une construction d'organes pour un fonctionnement immédiat.
Ceci ne me dispense peut-être pas d'indiquer au moins, préalable d'une critique au niveau de l'extension, trois repères à produire comme essentiels. D'autant plus significatifs qu'à s'imposer par leur grosseur, ils se répartissent dans les trois registres du symbolique, de l'imaginaire et du réel.
L'attachement spécifié de l'analyse aux coordonnées de la famille, est un fait qui est à estimer sur plusieurs plans. Il est extrêmement remarquable dans le contexte social.
Il semble lié à un mode d'interrogation de la sexualité qui risque fort de manquer une conversion de la fonction sexuelle qui s'opère sous nos yeux.
La participation du savoir analytique à ce mythe privilégié qu'est l'×dipe, privilégié pour la fonction qu'il tient dans l'analyse, privilégié aussi d'être selon le mot de Kroeber, le seul mythe de création moderne, est le premier de ces repères.
Observons son rôle dans l'économie de la pensée analytique et épinglons-le de ceci qu'à l'en retirer, toute la pensée normative de la psychanalyse se trouve équivaloir en sa structure au délire de Schreber. Qu'on pense à Entmannung, aux âmes rédimées, voire au psychanalyste comme cadavre lépreux.
Ceci laisse la place à un séminaire sur le Nom-du-Père dont je maintiens qu'il n'est pas de hasard que je n'aie pu le faire.
La fonction de l'identification dans la théorie - sa prévalence -, comme l'aberrance d'y réduire la terminaison de l'analyse, est liée à la constitution donnée par Freud aux sociétés - et pose la question de la limite qu'il a entendu donner par là à son message.
Elle doit être étudiée en fonction de ce qu'est dans l'Eglise et dans l'Armée, prises ici pour modèles, le sujet supposé savoir.
Cette structure est incontestablement une défense contre la mise en question de l'Œdipe : le Père idéal, c'est-à-dire le Père mort, conditionne les limites où restera désormais le procès analytique. Il fige la pratique dans une finalité désormais impossible à articuler et qui obscurcit au principe ce qui est à obtenir de la psychanalyse didactique.
La mise en marge de la dialectique oedipienne qui en résulte, va toujours plus s'accentuant dans la théorie et dans la pratique.
Or, cette exclusion a une coordonnée dans le réel, laissée dans une ombre profonde.
C'est l'avènement, corrélatif de l'universalisation du sujet procédant de la science, du phénomène fondamental, dont le camp de concentration a montré l'éruption.
Qui ne voit que le nazisme n'a eu ici que la valeur d'un réactif précurseur.
La montée d'un monde organisé sur toutes les formes de ségrégation, voilà à quoi la psychanalyse s'est montrée plus sensible encore, en ne laissant pas un de ses membres reconnus aux camps d'extermination.
Or c'est là le ressort de la ségrégation particulière où elle se soutient elle-même, en tant que l'I.P.A. se présente dans cette extraterritorialité scientifique que nous avons accentuée, et qui en fait bien autre chose que les associations analogues en titre d'autres professions.
A proprement parler, une assurance prise de trouver un accueil, une solidarité, contre la menace des camps s'étendant à l'un de ses secteurs.
L'analyse se trouve ainsi protéger ses tenants, - d'une réduction des devoirs impliqués dans le désir de l'analyste.
Nous tenons ici à marquer l'horizon complexe, au sens propre du terme, sans lequel on ne saurait faire la situation de la psychanalyse.
La solidarité des trois fonctions majeures que nous venons de tracer, trouve son point de concours dans l'existence des Juifs. Ce qui n'est pas pour étonner quand on sait l'importance de leur présence dans tout son mouvement.
Il est impossible de s'acquitter de la ségrégation constitutive de cette ethnie avec les considérations de Marx, celles de Sartre encore bien moins. C'est pourquoi, pourquoi spécialement la religion des Juifs doit être mise en question dans notre sein.
Je m'en tiendrai à ces indications.
Nul remède à attendre, tant que ces problèmes n'auront pas été ouverts, à la stimulation narcissique où le psychanalyste ne peut éviter de se précipiter dans le contexte des Sociétés présent.
Nul autre remède que de rompre la routine qui est actuellement le constituant prévalent de la pratique du psychanalyste.
Routine appréciée, goûtée comme telle, j'en ai recueilli de la bouche des intéressés eux-mêmes aux U.S.A. l'étonnante, formelle, expresse déclaration.
Elle constitue un des attraits de principe du recrutement.
Notre pauvre Ecole peut être le départ d'une rénovation de l'expérience.
Telle qu'elle se propose, elle se propose comme telle. Nous proposons d'y définir actuellement :
- A.E. à S (A barré)
- psychanalysants du jury d'agrément à ($ à D)
- A.M.E. à S (A)
- psychanalysants tout venant, à A
Le sens des flèches y indiquera dès lors la circulation des qualifications.
Un peu d'attention suffira à montrer quelle rupture - non suppression - de hiérarchie en résulte. Et l'expérience démontrera ce que l'on peut en attendre.
La proposition des nouveaux appareils fera l'objet d'une réunion plénière des A.E., - aux fins d'être homologuée pour présentation générale.
Un groupe sera chargé d'une bibliographie concernant les questions de formation, - aux fins d'établir une anatomie de la société du type I.P.A. sur ces problèmes.
Agalma est née d’une rencontre :
Celle d’étudiants de la première promotion du Master Professionnel, «psychopathologie clinique et psychanalyse» (Marseille – Saint Charles), ayant souhaité mettre à profit leur expérience de travail commun en s’associant.
Le passage au monde professionnel est un moment délicat, souvent vécu isolément. L’idée est d’établir un pont entre les milieux universitaire et professionnel en proposant aux psychologues - déjà praticiens ou en devenir - des espaces de réflexion théorique et clinique ainsi que des informations en lien avec la réalité et l’évolution de notre profession.
Agalma, création collective toujours en mouvement, vous invite à adhérer afin d'apporter votre propre pierre à l’édifice.
Activités théoriques et cliniques
Lecture à plusieurs
Le désir de lire une œuvre s’entretient d’en parler, de mettre en dialogue ses lignes pour tenter d’y entendre ce qui peut s’y dire, d’y trouver des repères. A l’occasion de rencontres mensuelles, un participant propose sa lecture, ouvrant ainsi au glissement de questions et d’associations par lesquelles peut s’enrichir et se poursuivre la lecture du texte.
L’atelier
Une fois par mois, deux participants illustrent une question thématique, fil rouge de l’année, prenant appui sur leur clinique, une orientation théorique, un support artistique…
S’en suit un temps de discussion permettant de mettre au travail la réflexion de chacun.
La journée d’étude et de rencontres professionnelles
Elle rassemblera en 2007 de jeunes chercheurs et praticiens qui présenteront des travaux de recherche, des études de cas cliniques, des expériences institutionnelles, etc.
(ouvert à tous, programme disponible au printemps 2007)
D’ex-étudiant en psycho on devient psychologue en titre, il s’agit alors de chercher un emploi. Oui, mais comment ? Où ? Auprès de qui ? Ressources documentaires sur l’actualité politique, juridique et sociale de la profession Lors de l’accès au premier emploi, de nouvelles questions se posent : les différents types de contrats, de statuts, le salaire, les droits et responsabilités, … Cet atelier se propose de donner un lieu à la parole, de confronter nos expériences dans le souci d’un plus juste positionnement auprès des personnes que nous rencontrons.
Vie professionnelle
Accueil et information sur l’insertion professionnelle des psychologues
Groupe mensuel d’analyse des pratiques professionnelles
Je vous ai parlé d'un colloque le 10-11-12 Février à Cannes où interviendront A. Didier-Weill, J. - M. Vivés, J.-P. Winter (entre autres)
Voici le programme.
François.
ASSOCIATION D’ÉTUDE FREUD ET LACAN
et
ASSOCIATION POUR LA FORMATION ET LA RECHERCHE EN SCIENCES HUMAINES
organisent
«ENTRE ART ET SCIENCE :
LA PSYCHANALYSE»
10, 11, 12 FÉVRIER 2006
ESPACE MIRAMAR
Angle Croisette/Rue Pasteur, 06 400, CANNES
Prix d’entrée : 15O€ , avant le 15 décembre 2005 : 100 €
Adhérents des associations : 75 €
Étudiants sur présentation de la carte, et moins de 26 ans : 50 €
TEL : 04 93 43 86 26
Tout au long de ces journées : Exposition
Sculptures et lithos : Sacha SOSNO
Peintures : Nicolas BLANC, Horst FASEL, PLAINDOUX
Photographies : Chiara SAMUGHEO
Présentation des oeuvres littéraires des intervenants, et de la revue «INTERFACES PSY»
Journées d’études organisées par l’AEFL et AFORESH
ARGUMENT
La psychanalyse fut théorisée par Sigmund Freud dans le dessein de soigner les états névrotiques dont l’expression la plus spectaculaire était la grande crise d’hystérie décrite par Jean Martin Charcot. C’est dans ce cadre médical qu’elle commença sa carrière parallèle à la médecine traditionnelle. Rapidement, des questions d’ordre ontologique croisèrent des questions d’ordre physiologique, voire biologique, et même esthétique, qui englobèrent petit à petit les problèmes soulevés par la création artistique, et par les capacités inventives du «parlêtre» allant jusqu’à sa possible destruction.
La création reste une énigme, voire une folie. L’hypothèse du «parlêtre» telle que Jacques Lacan la théorisa, est une possible solution pour articuler ces différentes productions.
À la croisée des chemins, pourrait-on dire, telle fut l’option de Sigmund Freud et ses successeurs, dont certains se fourvoyèrent dans l’ornière du spiritisme ou du surnaturel. Sigmund Freud, puis Jacques Lacan restèrent vigilants sur les travers que la théorie analytique pouvait susciter, bien que les autres disciplines ne soient pas exemptes de ces déviations. Elle demeure pourtant une science des confins, et de cet espace de l’entre-deux, de ce qui se tisse, se noue et se dénoue, car dans toutes les oeuvres humaines, les formations de l’inconscient travaillent en filigrane l’esprit et le corps.
Ces rencontres rendent hommage à ces différentes sources dont s’origine la psychanalyse, représentées ici par la science et l’art. Les analystes devraient y trouver leur compte.
PROGRAMME
Vendredi 10 Février 2006
14H-18H : Table ronde : Psychanalyse et Ecriture
Michelle MOREAU –RICAUD : Maître de Conférences, Université de Tours, Psychanalyste écrivain : «Ferenczi et son cercle de poètes ?»
Marie Christine LAZNIK : Psychanalyste, Paris
Catherine KOLKO : Psychanalyste, Paris : «Ecrire les Traces.»
Nicole MALINCONI : Ecrivain, Namur (Belgique) : Écriture du Réel
Samedi 11 Février
9H30 - 12H30 : Table ronde : Musique et Psychanalyse
Alain DIDIER-WEILL : Psychanalyste, Dramaturge Paris
Jean CHARMOILLE : Psychanalyste, Paris
Jean-Michel VIVES : Psychanalyste, Metteur en scène, Maître de Conférences, Université de Nice
14H - 16H
Jean-Pierre WINTER : Psychanalyste, Ecrivain, Paris : «Autour de l’oeuvre de Van Gogh.»
Jean SZPIRKO : Psychanalyste, Paris : «Le sujet et l’écriture.»
Marc MORALI : Psychanalyste, Strasbourg : «Le fractal.»
16h - 18 h : Table ronde : Lectures plurielles des oblitérations de Sacha Sosno
Françoise ARMENGAUD : Professeur de Philosophie, Université de Paris X Nanterre.
France DELVILLE : Critique d’art, Psychanalyste, Nice.
Avec la participation de Sacha SOSNO : Sculpteur Nice
Dimanche 12 Février
(attention, dans la matinée, il y a deux tables rondes en même temps)
9H30 - 12H30 : Table ronde I : Autour des neurosciences et de la biologie
Jean-Louis RINALDINI : Psychanalyste, Université de Nice : «Du Rififi chez les bactéries !»
Claude GUDIN : Biologiste, Essayiste, Aix en Provence : «Crevette»
9h30 – 12h30 : Table ronde II : Physique et Psychanalyse : «Les relations d’incertitude.»
Edgar GUNZIG : Physicien Belgique
Jean-Pierre LEBRUN : Psychiatre, psychanalyste, Namur (Belgique)
Thierry BISSON : Maître de Conférences à l’Université de Nice, Psychanalyste
14H -16H : Table ronde : Autour de : Linguistique / Inconscient
Michel ARRIVE : Professeur de linguistique, Université de Paris X Nanterre : « Où en est l’inconscient dans la réflexion de Saussure ?»
Izabel VILELA : Linguiste Paris : «Lalangue reste la langue»
François MONDOLONI : Psychanalyste, Aix en Provence : «Lacan, Levi-Strauss et le Signifiant»
Philippe MANGION : Informaticien, expert en intelligence artificielle, Paris : «La pensée est-elle modélisable ?»
17H : Présentation de vidéos : Art et Psychanalyse
Daniel CASSINI : Psychanalyste, Nice : «Beau comme un symptôme»
Georges SAMMUT : Vidéaste
Moïra SZPIRKO : Psychodrame (Paris)
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Vendredi 10 février 2006
19H : Concert lyrique
Trio ARAMIS
Chant : Marie Anne BERTRAND : Soprano
et Isabelle GIOANNI : Mezzo soprano
Flûte : Christian MAESTRI,
Piano et contrebasse : Jean David HOVASSE
Haendel : Ombra mai fù ( chant,flûte, piano)
Mozart : Extrait de « Don Giovanni », air de Donna Anna
« non mi dir.. » (chant,piano)
Haendel : ch’io mai vi possa (chant, flûte, piano)
Vivaldi : Da quel ferro che ha svenato (chant, flûte, contrebasse)
Schubert : Der Hirt auf dem Felsen (chant,flûte,piano)
Samedi 11 février 2006
21H : Projection du film «ALOÏSE»
(1975) de Liliane de KERMADEC en sa présence (sous réserve)
Pour tout renseignement :
Elisabeth BLANC : 04 93 97 35 18, Viviane SMUTEK : 06 13 42 34 12
Réservations : Aline Fasel, 06 81 90 65 90
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BULLETIN D’INSCRIPTION AU COLLOQUE DU 10/ 11/12 FÉVRIER 2006 :
ENTRE ART ET SCIENCES : LA PSYCHANALYSE
NOM : PRÉNOM
ADRESSE :
TEL : EMAIL :
Prise en charge par la formation continue : OUI NON
ADRESSE DE L’INSTITUTION OU DE L’HÔPITAL :
RESPONSABLE :
PRIX DES JOURNÉES : 150 €, avant le 15 décembre 2005 : 100 €
ADHÉRENTS DES ASSOCIATIONS : 75 €
ÉTUDIANTS : 50 €
Chèque à l’ordre de l’AFORESH, n° Formateur : 93 06 02081 06, à adresser chez :
Madame Françoise Brugnon, 140 Chemin Aurélien, Résidence de Valescure, Bat. 7,
83 700, Saint Raphaël. tél : 04 94 53 98 06
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Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable.
Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues.
Préambule
Le présent Code de Déontologie est destiné à servir de règle professionnelle aux hommes et aux femmes qui ont le titre de psychologue, quels que soient leur mode d'exercice et leur cadre professionnel, y compris leurs activités d'enseignement et de recherche.
Sa finalité est avant tout de protéger le public et les psychologues contre les mésusages de la psychologie et contre l'usage de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s'emploient à le faire connaître et respecter. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres. L'adhésion des psychologues à ces organisations implique leur engagement à respecter les dispositions du Code.
Titre I - Principes généraux
La complexité des situations psychologiques s'oppose à la simple application systématique de règles pratiques. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l'observance des grands principes suivants :
1. Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il n'intervient qu'avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Réciproquement, toute personne doit pouvoir s'adresser directement et librement à un psychologue. Le psychologue préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues. Il respecte le principe fondamental que nul n'est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.
2. Compétence
Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d'une formation continue et d'une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.
3. Responsabilité
Outre les responsabilités définies par la loi commune, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Il s'attache à ce que ses interventions se conforment aux règles du présent Code. Dans le cadre de ses compétences professionnelles, le psychologue décide du choix et de l'application des méthodes et techniques psychologiques qu'il conçoit et met en oeuvre. Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels.
4. Probité
Le psychologue a un devoir de probité dans toutes ses relations professionnelles. Ce devoir fonde l'observance des règles déontologiques et son effort continu pour affiner ses interventions, préciser ses méthodes et définir ses buts.
5. Qualité scientifique
Les modes d'intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l'objet d'une explicitation raisonnée de leurs fondements théoriques et de leur construction. Toute évaluation ou tout résultat doit pouvoir faire l'objet d'un débat contradictoire des professionnels entre eux.
6. Respect du but assigné
Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. Tout en construisant son intervention dans le respect du but assigné, le psychologue doit donc prendre en considération les utilisations possibles qui peuvent éventuellement en être faites par des tiers.
7. Indépendance professionnelle
Le psychologue ne peut aliéner l'indépendance nécessaire à l'exercice de sa profession sous quelque forme que ce soit.
Clause de conscience
Dans toutes les circonstances où le psychologue estime ne pas pouvoir respecter ces principes, il est en droit de faire jouer la clause de conscience.
Titre II - L'exercice professionnel
Chapitre 1 : Le titre de psychologue et la définition de la profession
Article 1
L'usage du titre de psychologue est défini par la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 publiée au J.O. du 26 juillet 1985. Sont psychologues les personnes qui remplissent les conditions de qualification requises dans cette loi. Toute forme d'usurpation du titre est passible de poursuites.
Article 2
L'exercice professionnel de la psychologie requiert le titre et le statut de psychologue.
Article 3
La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur la composante psychique des individus, considérés isolément ou collectivement.
Article 4
Le psychologue peut exercer différentes fonctions à titre libéral, salarié ou d'agent public. Il peut remplir différentes missions, qu'il distingue et fait distinguer, comme le conseil, l'enseignement de la psychologie, l'évaluation, l'expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, etc. Ces missions peuvent s'exercer dans divers secteurs professionnels.
Chapitre 2 : Les conditions de l'exercice de la profession
Article 5
Le psychologue exerce dans les domaines liés à sa qualification, laquelle s'apprécie notamment par sa formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie, par des formations spécifiques, par son expérience pratique et ses travaux de recherche. Il détermine l'indication et procède a la réalisation d'actes qui relèvent de sa compétence.
Article 6
Le psychologue fait respecter la spécificité de son exercice et son autonomie technique. Il respecte celles des autres professionnels.
Article 7
Le psychologue accepte les missions qu'il estime compatibles avec ses compétences, sa technique, ses fonctions, et qui ne contreviennent ni aux dispositions du présent Code, ni aux dispositions légales en vigueur.
Article 8
Le fait pour un psychologue d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un statut à toute entreprise privée ou tout organisme public, ne modifie pas ses devoirs professionnels, et en particulier ses obligations concernant le secret professionnel et l'indépendance du choix de ses méthodes et de ses décisions. Il fait état du Code de Déontologie dans l'établissement de ses contrats et s'y réfère dans ses liens professionnels.
Article 9
Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il les informe des modalités, des objectifs et des limites de son intervention. Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Mais son évaluation ne peut porter que sur des personnes ou des situations qu'il a pu examiner lui-même.
Dans toutes les situations d'évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue rappelle aux personnes concernées leur droit à demander une contre-évaluation. Dans les situations de recherche, il les informe de leur droit à s'en retirer à tout moment.
Dans les situations d'expertise judiciaire, le psychologue traite de façon équitable avec chacune des parties et sait que sa mission a pour but d'éclairer la justice sur la question qui lui est posée et non d'apporter des preuves.
Article 10
Le psychologue peut recevoir, à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi. Son intervention auprès d'eux tient compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales en vigueur. Lorsque la consultation pour des mineurs ou des majeurs protégés par la loi est demandée par un tiers, le psychologue requiert leur consentement éclairé, ainsi que celui des détenteurs de l'autorité parentale ou de la tutelle.
Article 11
Le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d'aliénation d'autrui. Il ne répond pas à la demande d'un tiers qui recherche un avantage illicite ou immoral, ou qui fait acte d'autorité abusive dans le recours à ses services. Le psychologue n'engage pas d'évaluation ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il serait déjà personnellement lié.
Article 12
Le psychologue est seul responsable de ses conclusions. Il fait état des méthodes et outils sur lesquels il les fonde, et il les présente de façon adaptée à ses différents interlocuteurs, de manière à préserver le secret professionnel.
Les intéressés ont le droit d'obtenir un compte-rendu compréhensible des évaluations les concernant, quels qu'en soient les destinataires.
Lorsque ces conclusions sont présentées à des tiers, elles ne répondent qu'à la question posée et ne comportent les éléments d'ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire.
Article 13
Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal, et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Conformément aux dispositions de la loi pénale en matière de non-assistance à personne en danger, il lui est donc fait obligation de signaler aux autorités judiciaires chargées de l'application de la Loi toute situation qu'il sait mettre en danger l'intégrité des personnes.
Dans le cas particulier où ce sont des informations à caractère confidentiel qui lui indiquent des situations susceptibles de porter atteinte à l'intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d'un tiers, le psychologue évalue en conscience la conduite à tenir, en tenant compte des prescriptions légales en matière de secret professionnel et d'assistance à personne en danger. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.
Article 14
Les documents émanant d'un psychologue (attestation, bilan, certificat, courrier, rapport, etc.) portent son nom, l'identification de sa fonction ainsi que ses coordonnées professionnelles, sa signature et la mention précise du destinataire. Le psychologue n'accepte pas que d'autres que lui-même modifient, signent ou annulent les documents relevant de son activité professionnelle. Il n'accepte pas que ses comptes-rendus soient transmis sans son accord explicite, et il fait respecter la confidentialité de son courrier.
Article 15
Le psychologue dispose sur le lieu de son exercice professionnel d'une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel, et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.
Article 16
Dans le cas où le psychologue est empêché de poursuivre son intervention, il prend les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle soit assurée par un collègue avec l'accord des personnes concernées, et sous réserve que cette nouvelle intervention soit fondée et déontologiquement possible.
Chapitre 3 : Les modalités techniques de l'exercice professionnel
Article 17
La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques qu'il met en oeuvre. Elle est indissociable d'une appréciation critique et d'une mise en perspective théorique de ces techniques.
Article 18
Les techniques utilisées par le psychologue pour l'évaluation, à des fins directes de diagnostic, d'orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées.
Article 19
Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives sur les aptitudes ou la personnalité des individus, notamment lorsque ces conclusions peuvent avoir une influence directe sur leur existence.
Article 20
Le psychologue connaît les dispositions légales et réglementaires issues de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. En conséquence, il recueille, traite, classe, archive et conserve les informations et données afférentes à son activité selon les dispositions en vigueur. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d'enseignement, de recherche, de publication, ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l'anonymat, par la suppression de tout élément permettant l'identification directe ou indirecte des personnes concernées, ceci toujours en conformité avec les dispositions légales concernant les informations nominatives.
Chapitre 4 : Les devoirs du psychologue envers ses collègues
Article 21
Le psychologue soutient ses collègues dans l'exercice de leur profession et dans l'application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et les aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.
Article 22
Le psychologue respecte les conceptions et les pratiques de ses collègues pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code ; ceci n'exclut pas la critique fondée.
Article 23
Le psychologue ne concurrence pas abusivement ses collègues et fait appel à eux s'il estime qu'ils sont plus à même que lui de répondre à une demande.
Article 24
Lorsque le psychologue remplit une mission d'audit ou d'expertise vis-à-vis de collègues ou d'institutions, il le fait dans le respect des exigences de sa déontologie.
Chapitre 5 : Le psychologue et la diffusion de la psychologie
Article 25
Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie auprès du public et des médias. Il fait de la psychologie et de ses applications une présentation en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.
Article 26
Le psychologue n'entre pas dans le détail des méthodes et techniques psychologiques qu'il présente au public, et il l'informe des dangers potentiels d'une utilisation incontrôlée de ces techniques.
Titre III - La formation du psychologue
Chapitre 1 : Les principes de la formation
Article 27
L'enseignement de la psychologie à destination des futurs psychologues respecte les règles déontologiques du présent Code.
En conséquence, les institutions de formation :
- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants dès le début des études ;
- s'assurent de l'existence de conditions permettant que se développe la réflexion sur les questions d'éthique liées aux différentes pratiques : enseignement et formation, pratique professionnelle, recherche.
Article 28
L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.
Article 29
L'enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l'homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.
Chapitre 2 : Conception de la formation
Article 30
Le psychologue enseignant la psychologie ne participe pas à des formations n'offrant pas de garanties sur le sérieux des finalités et des moyens. Les enseignements de psychologie destinés à la formation continue des psychologues ne peuvent concerner que des personnes ayant le titre de psychologue. Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non-psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux Articles 27, 28 et 32 du présent Code.
Article 31
Le psychologue enseignant la psychologie veille à ce que ses pratiques, de même que les exigences universitaires (mémoires de recherche, stages professionnels, recrutement de sujets, etc.), soient compatibles avec la déontologie professionnelle. Il traite les informations concernant les étudiants, acquises à l'occasion des activités d'enseignement, de formation ou de stage, dans le respect des Articles du Code concernant les personnes.
Article 32
Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l'évaluation des individus et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans leur maniement (prudence, vérification) et leur utilisation (secret professionnel et devoir de réserve), et que les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et du bien-être des personnes présentées.
Article 33
Les psychologues qui encadrent les stages, à l'Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Ils s'opposent à ce que les stagiaires soient employés comme des professionnels non rémunérés. Ils ont pour mission de former professionnellement les étudiants, et non d'intervenir sur leur personnalité.
Article 34
Conformément aux dispositions légales, le psychologue enseignant la psychologie n'accepte aucune rémunération de la part d'une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction universitaire. Il n'exige pas des étudiants qu'ils suivent des formations extra-universitaires payantes ou non, pour l'obtention de leur diplôme. Il ne tient pas les étudiants pour des patients ou des clients. Il n'exige pas leur participation gratuite ou non, à ses autres activités, lorsqu'elles ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.
Article 35
La validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale se fait selon des modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l'Université, sur les capacités critiques et d'auto-évaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.
Code signé par l'Association des Enseignants de Psychologie des Universités (AEPU), l'Association Nationale des Organisations de Psychologues (ANOP), la Société Française de Psychologie (SFP) le 22 mars 1996.