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Lecture à plusieurs : Séance du11 juin annulée !
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Communiqué de presse du 11 décembre 2006
L'Inserm vient d'annoncer une refonte de ses méthodes d'expertises dans le domaine de la santé psychique. Le débat scientifique et de société impulsé par "Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans" a donc porté ses fruits.
Face à l'ampleur du mouvement, le ministre de la santé avait chargé l'INSERM d'organiser un colloque. Celui-ci, intitulé « Trouble des conduites : de la clinique à la recherche », s'est tenu le 14 novembre dernier à Paris.
L'Inserm y a fait son "mea culpa".
Dans sa conclusion, le porte parole de l’Inserm a annoncé que les méthodes de travail des expertises Inserm dans le domaine psychique seront revues. Il y aura, notamment, prise en compte de la diversité des approches épistémologiques et pratiques, comme de l'expérience des acteurs de terrain et de l’apport des sciences humaines et sociales concernées par les problématiques considérées. "La multidisciplinarité est une condition d'une démarche éthique et scientifique", a considéré Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'Inserm. Jean Marie Danion, professeur de psychiatrie à Strasbourg, directeur de l'unité Inserm 666 et porte parole de l'Institut précise : "Désormais lorsqu'une expertise aura de fortes implications sociétales, comme celle-là, nous demanderons aux professionnels de terrain de nous faire des propositions sur les noms d'experts à consulter. Puis, à l'issue de ce travail, mais avant sa publication, nos interlocuteurs y auront à nouveau accès, afin de ne pas donner l'impression d'un texte détenteur d'une réalité intangible. Il nous faut également rejeter toute approche sécuritaire, en étant d'une vigilance sans faille vis-à-vis des risques de récupération politique".
Il aura fallu un an de travail et d'action du collectif "Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans" pour aboutir à cette prise de conscience.
Fin 2005, l'Inserm publiait une expertise sur le « trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent ». Elle établissait une corrélation abusive entre des difficultés psychiques de l’enfant et une évolution vers la délinquance. Elle préconisait le dépistage de ce qui était appelé « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge.
Au même moment, un plan gouvernemental de prévention de la délinquance apparaissait. Il prônait notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance.
Janvier 2006, l’appel « Pas de conduite pour les enfants de trois ans » était lancé. Il s'élevait contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social. Il refusait la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social. Il engageait à préserver, dans les pratiques professionnelles et sociales, la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif… vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement. Il appelait à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants.
L'appel était très vite porté par près de 200 000 signataires. Le débat scientifique et de société prenait alors une ampleur sans précédent, témoignant massivement d’un double refus :
- refus d’une prévention prédictive, du déterminisme et du conditionnement : à trois ans, tout n’est pas joué ;
- refus de voir la politique de sécurité s'emparer, à travers un projet de loi sur la prévention de la délinquance, des domaines qui relèvent de la politique de santé, notamment de ce qui a trait au dépistage précoce dans la sphère psychique.
Juin 2006, "Pas de 0 de conduite" publie son premier ouvrage et organise un débat national poursuivant la critique du rapport Inserm et dénonçant sa récupération politique(1).
Le gouvernement annonce alors le retrait de l'article sur le dépistage précoce du projet de loi prévention de la délinquance et renonce à l'idée d'un carnet de comportement dès la maternelle. Le dépistage précoce d'un trouble psychique chez les touts petits est déconnecté de la législation sur la délinquance.
Dans le même temps, la validité scientifique de l’expertise de l'Inserm est de plus en plus contestée par l’immense majorité des professionnels concernés, par de très nombreux chercheurs et par de larges secteurs de l’opinion publique et des familles. Notamment, la pertinence de la notion même de "trouble des conduites".
Lors du colloque Inserm du 14 novembre 2006, devant le ministre de la santé et le directeur de l’Inserm, c'est quasiment à une contre-expertise collective sur la question du dépistage des troubles des conduites de l'enfant que se sont livrés tous les grands noms de la pédopsychiatrie française, et des pédiatres, psychologues, sociologues, épidémiologistes... (cf. le programme et la liste des intervenants du colloque sur le site de Pasde0deconduite). Xavier Bertrand, ministre de la santé, a déclaré : "C'est la souffrance de l'enfant qu'il faut s'attacher à traiter". Il a plaidé pour un dépistage précoce, mais estimé que "toute association systématique entre troubles du comportement et délinquance est infondée". Regroupant les professionnels de la pédopsychiatrie, de la psychologie, de la santé et de la petite enfance, des chercheurs et des familles, ce colloque a dégagé un rejet quasi unanime à l’égard des préconisations de dépistage précoce de la délinquance, d'un dépistage centré sur les seuls symptômes visibles, d'un contrôle des familles et d’une approche sécuritaire des difficultés de santé. Tous les professionnels se sont accordés sur la nécessité d'une prévention globale des troubles, dans le respect de l'humanité et de la singularité de l'enfant comme de sa famille. Ils ont mis en valeur la notion d’accompagnement.
Aujourd'hui, un demi-million d'enfants sont suivis en psychiatrie publique, autant en CMPP (consultation médico-psycho-pédagogique) et en libéral. Mais tous s'accordent pour déplorer les listes d'attente interminables et le manque de moyens pour démarrer une prise en charge, une fois les premiers troubles détectés.
Ainsi, en moins d’un an, toutes les énergies mobilisées autour de Pasde0deconduite auront permis d’obtenir un double succès, sur le plan des enjeux scientifiques et de société, mais aussi sur celui des pratiques professionnelles de prévention dans le champ de la santé et de la petite enfance.
Les près de 200 000 signataires de l’appel Pasde0deconduite restent mobilisés, à l’heure où les fondements du secret professionnel, gage de l’efficacité et de l’éthique des pratiques de prévention, sont remis en cause par le projet de loi de prévention de la délinquance. Son article 5 prévoit toujours une mesure de levée obligatoire du secret professionnel dans le cas de personnes « présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles » au profit du maire de la commune.
Le collectif Pasde0deconduite saura dénoncer les initiatives de fichage d’enfants en difficulté, dont la presse s’est fait l’écho, et qui pervertissent les pratiques de prévention.
Il saura aussi rester vigilant sur les contenus et l'éthique des productions scientifiques et des rapports officiels dans le domaine de la santé psychique de l’enfant et de la prévention.
Le deuxième ouvrage collectif de Pasde0deconduite vient de paraître, il rend compte de l’ensemble de ces enjeux, présentés lors du colloque que le collectif a organisé le 17 juin 2006(2).
www.pasde0deconduite.ras.eu.org
Mardi 12 décembre 2006
Etats généraux de la psychiatrie en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Lieu : Hôtel de Région - Marseille
Information : Conseil régional - tél. : 06 61 57 50 57
Agalma vous propose une rencontre mensuelle pour accompagner dans leur lecture celles et ceux que la psychanalyse intéresse. Ces réunions ne sont pas des enseignements de psychanalyse. Pour autant, chacun y trouvera, nous l’espérons, ce qui pour lui, aura valeur d’enseignement, de repère. Ces réunions sont l’occasion de confronter les différentes lectures que chacun, avec sa subjectivité, fait d’un texte, permettant de créer un lieu d’échange, de questions. Questions dont il importe peut-être moins d’y répondre que de favoriser une dynamique de réflexion propre à l’approche psychanalytique.
Seront bienvenus tous ceux qui sont intéressés par le texte choisi cette année :
Le Séminaire VIII, sur le Transfert. (Jacques Lacan) Le transfert dans sa disparité subjective, sa prétendue situation, ses excursions techniques (1960-1961) 7 Séances : du 1er mars 1961 au 26 avril 1961. |
Nous avons travaillé l’année dernière sur la première partie de ce séminaire qui repose sur l’étude du Banquet de Platon. Lacan aborde donc la question du transfert par ce qui en est l’essence, à savoir l’amour.
De ce discours sur l’amour qu’est le Banquet, Lacan montre que c’est le désir seul qui peut mettre sur la voie pour parler d’amour. « Etre aimé, c’est entrer nécessairement dans cette échelle du désirable ». La question de l’amour amène à celle du désir, via l’agalma, objet qu’il viserait en l’autre. Le désir qui est en jeu aussi bien du côté du sujet qui vient en analyse que de celui de l’analyste, lui-même sujet désirant. Cette remarque fonde son approche l’amenant ainsi à faire la critique de la théorie du contre-transfert.
Qu’est-ce alors que le transfert ? A partir de quel angle théorique Lacan propose t-il une conception originale, mais aussi plus complexe du transfert ? Reprenant les textes de Freud, Lacan souligne que le transfert s’il met en jeu la répétition, ne peut pas non plus se réduire à cet automatisme. L’axe du désir est ce qui permet alors de lier sujet, amour de transfert et répétition, pour dégager ce phénomène de ses enjeux imaginaires, et approcher ce qu’il en est du transfert en psychanalyse.
C’est ce par quoi débute cette seconde partie du Séminaire, sur laquelle nous discuterons lors de la première réunion de lecture.
Le calendrier des réunions (un lundi par mois de 19h30 à 21h):
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16 Octobre |
12 Mars |
Lieu de réunion : Faculté Saint-Charles
Labo. de psychopathologie clinique et psychanalyse. Bât. 7 (chimie). Entrée au fond à gauche
Les séances du séminaire de Lacan qui seront lus successivement sont:
Séance du 1er mars 1961
Séance du 8 mars 1961
Séance du 15 mars 1961
Séance du 22 mars 1961
Séance du 12 avril 1961
Séance du 19 avril 1961
• Ces séances du Séminaire de 1960-1961 peuvent être envoyées par mail à ceux qui en feront la demande (versions non-éditées).
• Elles sont téléchargeables gratuitement sur Internet :
Ecole Lacanienne de psychanalyse
• Elles sont éditées au Seuil : Séminaire VIII Le transfert (deuxième partie).
Cet atelier propose une discussion autour des exposés qui seront apportés par des participants autour d’un thème, afin de partager et de faire avancer une réflexion théorique et clinique.
Seront bienvenus tous ceux qui sont intéressés par le thème choisi cette année :
- Cliniques de l’angoisse -
Du trouble panique au stress en passant par la phobie, voilà ce que regroupe pêle-mêle le DSM IV sous la catégorie des troubles anxieux où l’angoisse disparaît alors de toute considération clinique et psychopathologique.
Faire ainsi disparaître l’angoisse au profit d’un trouble quantifiable (voir les échelles de mesure d’anxiété-dépression) élude la question de sa relation constitutive avec le sujet du désir, avec l’inconscient, et le cerne comme n’importe quel symptôme médical qu’il ne s’agit alors plus que d’éradiquer à l’instar de ce qui se pratique pour toute excroissance indésirable.
Faire taire l’angoisse – nous sommes déjà dans la métaphore de ce qu’elle pourrait faire dire – est le traitement que lui réserve les quantité d’anxiolytiques dont les français notamment sont très friands. Ou bien ce sont les programmes de rééducation cognitive qui nous proposent des stratégies face à l’angoisse… Or si « l’angoisse est au principe des défenses, […] on ne se défend pas contre l’angoisse » dit Lacan.
Expérience existentielle, aussi répandue qu’énigmatique l’angoisse est-elle uniquement du domaine de la psychopathologie, synonyme de nos jours de plus en plus à la déviance comportementale ?
Pour Freud, l’angoisse est ce phénomène qui apparaît dans la névrose. S’il aborde l’angoisse sous l’angle psychopathologique (névroses d’angoisse), il tire au fil de son travail la question de l’angoisse du côté de la métapsychologie et en dégage l’être inconscient.
Comment la psychanalyse propose d’aborder cette « affection de l’être » (Lacan), dans laquelle réside la « clé du désir humain celée dans le symptôme » (Assoun)?
C’est à partir de figures de l’angoisse, extraites de la littérature, du cinéma ou de notre clinique, que l’on va tenter de saisir ce qu’il en est de cette « inquiétante étrangeté », de cerner son lien au désir, d’en esquisser le champ d’apparition, peut-être le devenir…
Le calendrier des réunions (un lundi par mois de 19h30 à 21h)
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30 Octobre |
19 Février 21 Mai |
Lieu de réunion : Faculté Saint-Charles
Labo. de psychopathologie clinique et psychanalyse. Bât. 7 (chimie). Entrée au fond à gauche
Les exposés déjà programmés sont :
Le double et l’angoisse
(Philippe Blanc – 27 novembre)
Angoisse et désir
(Stéphanie Hibon – 18 décembre)
Allégorie autour de l’angoisse à partir de deux films de Hitchcock
(Jill Pétrignani – 29 janvier)
La part d'angoisse dans la psychose : l'émergence de la question de l'être.
(Rachel Jedwab – 19 février)
Etude de cas d’un enfant autiste
(Jill Pétrignani – 19 mars)
L'angoisse et l'errance
(Rachel Jedwab – 21 avril)
• Il est prévu deux exposés de 20 minutes environ par atelier, suivis d’une discussion.
• Le programme sera élaboré au fil des séances avec les propositions que feront les participants.
• Les dates et les exposés (et toute autre information) seront disponibles sur le blog.
Les journées de la Maison Départementale
de l’Adolescent
La prochaine rencontre inter-professionnelle de la maison départementale de l’adolescent aura lieu :
Le 7 novembre 2006 à 18 heures
à la Maison de l’Adolescent
Nous vous convions donc à cette nouvelle conférence.
l’Homosexualité à l’adolescence
Intervenants : Catherine Margellet – psychothérapeute - psychanalyste Modérateur : Docteur G. BRONSARD – psychiatre de l’enfant et de l’adolescent – directeur de la MD de l’Adolescent Maison départementale de l’adolescent
Emmanuel Tassin de Nonneville – psychologue clinicien
169, rue Paradis - 13006 Marseille -
Tél : 04.91.37.33.77 - mda@cg13.fr
Fax : 04.91.37.45.90