Cet atelier propose une discussion autour des exposés qui seront apportés par des participants autour d’un thème, afin de partager et de faire avancer une réflexion théorique et clinique.
Seront bienvenus tous ceux qui sont intéressés par le thème choisi cette année :
- Cliniques de l’angoisse -
Du trouble panique au stress en passant par la phobie, voilà ce que regroupe pêle-mêle le DSM IV sous la catégorie des troubles anxieux où l’angoisse disparaît alors de toute considération clinique et psychopathologique.
Faire ainsi disparaître l’angoisse au profit d’un trouble quantifiable (voir les échelles de mesure d’anxiété-dépression) élude la question de sa relation constitutive avec le sujet du désir, avec l’inconscient, et le cerne comme n’importe quel symptôme médical qu’il ne s’agit alors plus que d’éradiquer à l’instar de ce qui se pratique pour toute excroissance indésirable.
Faire taire l’angoisse – nous sommes déjà dans la métaphore de ce qu’elle pourrait faire dire – est le traitement que lui réserve les quantité d’anxiolytiques dont les français notamment sont très friands. Ou bien ce sont les programmes de rééducation cognitive qui nous proposent des stratégies face à l’angoisse… Or si « l’angoisse est au principe des défenses, […] on ne se défend pas contre l’angoisse » dit Lacan.
Expérience existentielle, aussi répandue qu’énigmatique l’angoisse est-elle uniquement du domaine de la psychopathologie, synonyme de nos jours de plus en plus à la déviance comportementale ?
Pour Freud, l’angoisse est ce phénomène qui apparaît dans la névrose. S’il aborde l’angoisse sous l’angle psychopathologique (névroses d’angoisse), il tire au fil de son travail la question de l’angoisse du côté de la métapsychologie et en dégage l’être inconscient.
Comment la psychanalyse propose d’aborder cette « affection de l’être » (Lacan), dans laquelle réside la « clé du désir humain celée dans le symptôme » (Assoun)?
C’est à partir de figures de l’angoisse, extraites de la littérature, du cinéma ou de notre clinique, que l’on va tenter de saisir ce qu’il en est de cette « inquiétante étrangeté », de cerner son lien au désir, d’en esquisser le champ d’apparition, peut-être le devenir…
Le calendrier des réunions (un lundi par mois de 19h30 à 21h)
|
30 Octobre |
19 Février 21 Mai |
Lieu de réunion : Faculté Saint-Charles
Labo. de psychopathologie clinique et psychanalyse. Bât. 7 (chimie). Entrée au fond à gauche
Les exposés déjà programmés sont :
Le double et l’angoisse
(Philippe Blanc – 27 novembre)
Angoisse et désir
(Stéphanie Hibon – 18 décembre)
Allégorie autour de l’angoisse à partir de deux films de Hitchcock
(Jill Pétrignani – 29 janvier)
La part d'angoisse dans la psychose : l'émergence de la question de l'être.
(Rachel Jedwab – 19 février)
Etude de cas d’un enfant autiste
(Jill Pétrignani – 19 mars)
L'angoisse et l'errance
(Rachel Jedwab – 21 avril)
• Il est prévu deux exposés de 20 minutes environ par atelier, suivis d’une discussion.
• Le programme sera élaboré au fil des séances avec les propositions que feront les participants.
• Les dates et les exposés (et toute autre information) seront disponibles sur le blog.


